Ce portail est conçu pour être utilisé sur les navigateurs Chrome, Firefox, Safari et Edge. Pour une expérience optimale, nous vous invitons à utiliser l'un de ces navigateurs.

Combats de la poche de Colmar

N°37 AMMERSCHWIHR 12/1944 IMG-5537 © US National Archives and Records Administration fournie par le Musée Mémorial des Combats de la Poche de Colmar

 

Strasbourg est libérée depuis le 23 novembre 1944. Les troupes qui ont atteint le Rhin en novembre 1944 souhaitent progresser en terre allemande.

Le Chef Suprême des Armées Alliées Dwight David Eisenhower s’y oppose. Il décide de nettoyer d’abord la Plaine d’Alsace de toute présence nazie et, surtout de progresser vers le Nord.

Trois erreurs ont favorisé la résistance des forces allemandes : la décision du Général Eisenhower de liquider rapidement cette contre-offensive nazie et de concentrer les forces alliées vers le Nord. Le Général de Lattre a surestimé l’état de ses troupes et les Généraux Eisenhower et Devers ont mésestimé la volonté de résistance allemande. Ceci associé aux retards des offensives, du fait du manque de carburant et aux conditions climatiques et météorologiques difficiles (pluie, neige, températures en dessous de 20 °C, brouillard), offrent le temps aux armées commandées par le Reichsführer Heinrich Himmler d’établir une contre-offensive au sud de Strasbourg, englobant Colmar et ses environs. Il s’entoure des éléments les plus dévoués au régime nazi prêts à respecter les instructions de Hitler qui a demandé à ses troupes de se battre jusqu’à la dernière cartouche.

Les armées nazies contraignent les populations de participer activement à des aménagements destinés à bloquer ou, tout au moins, ralentir la progression des chars alliés. Ils minent les champs, érigent des ouvrages défensifs. Les champs sont ravagés, les bombardements alliés pilonnent le secteur.

Les combats pour la Libération de la Poche de Colmar bénéficient :

        - au Sud des renforts de la 1ère Armée dirigée par De Lattre de Tassigny arrivée avec le Débarquement de Provence en août-septembre 1944.

      - au Nord, la 2e DB de Leclerc progresse rapidement sur Sélestat puis rencontre des sols détrempés qui ralentissent la progression des chars, contraints de traverser de nombreux cours d’eau. Elle libère Obernai. Les Américains engagés plus au Nord reçoivent l’ordre de s’engager dans les combats de la Poche de Colmar. Une course contre la montre s’engage pour prendre les ponts sur le Rhin avant qu’ils ne soient détruits.

Cinq divisions nazies font face aux 103e et 36e Infantry Divisions, à  la 2e DB et à la 6e Division américaine chargée de réduire la « Poche » et faire la jonction avec les troupes de De Lattre, qui viennent de libérer Mulhouse et progressent. Le Général de Lattre prend le commandement de la Division.

Alors que Mulhouse est libérée le 20 et Strasbourg le 23 novembre 1944, Colmar est libérée le 2 février 1945.

Ce site utilise des cookies techniques nécessaires à son bon fonctionnement. Ils ne contiennent aucune donnée personnelle et sont exemptés de consentements (Article 82 de la loi Informatique et Libertés).

Vous pouvez consulter les conditions générales d’utilisation sur le lien ci-dessous.