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La situation de l'Alsace-Lorraine au lendemain de l'annexion

Mulhouse, Nouvelle Poste près de la Gare - Archives d'Alsace - Colmar  9Fi1890

Mulhouse, Nouvelle Poste près de la Gare - Archives d'Alsace - Colmar 9Fi1890

Après le conflit franco-prussien de 1870, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin amputé de ce qui deviendra le Territoire de Belfort et une partie de la Lorraine sont cédés au IIe Reich allemand. Cette annexion est légale car ratifiée par le Traité de Francfort. Les « Provinces perdues » sont abandonnées par la Mère Patrie.

Les habitants désireux d’opter pour la nationalité française, disposent d’une période de transition jusqu’en 1872, à condition d’en faire la demande et de transporter son domicile en France : 8,5 % de la population, soit 128 000 Alsaciens-Lorrains dont 50 000 jeunes de 17 à 20 ans optent pour la France, 70 000 s’installent en Algérie. En 40 ans, sur 1 800 000 habitants d’Alsace-Lorraine, 260 000 émigrent vers les régions industrielles de France, 330 000 vers l’Amérique tandis que 400 000 Allemands immigrent en Alsace-Lorraine.

Le Reich lance une campagne de germanisation et adopte le 9 juin 1871 une loi qui fait de l’Alsace-Lorraine un Reichsland, une « Terre d’Empire » administrée depuis Berlin par l’intermédiaire d’un Statthalter. L’allemand devient langue obligatoire (1871), l’enseignement du français est supprimé dans les classes primaires (1872).

En 1874, la Constitution de l’Empire entre en vigueur en Alsace-Lorraine : 15 députés Alsaciens-Lorrains siègent au Reichstag. L’Alsace-Moselle bénéficie de tous les développements sanitaires et sociaux, économiques, architecturaux et politiques : sécurité sociale, crédit mutuel, développement du réseau ferroviaire et des échanges commerciaux à travers le Reich… Strasbourg devient la vitrine du Reich. L’objectif est de faire disparaître les destructions que le siège de la ville a provoquées en 1870. Le quartier de la Neustadt sort de terre. Création de la Kaisersplatz : Palais du Rhin, la Bibliothèque pour remplacer celle qui a brûlé, théâtre, entourée de nouveaux bâtiments, de logements avec tout le confort moderne de l’époque, eau et gaz à tous les étages.

Progressivement les Alsaciens-Lorrains font face au principe de réalité. Une riche vie intellectuelle reprend ses droits. Les créations artistiques fleurissent en hochdeutsch, en alsacien ainsi qu’en… français ! En effet, le IIe Reich autorise les groupements francophiles à condition de ne pas remettre le nouvel ordre établi en cause. C’est ainsi que se constitue le Musée alsacien qui perpétue le souvenir de la France et l’attachement des intellectuels à leur ancienne Patrie tandis que le Cercle de Saint-Léonard composé d’artistes alsaciens prend son envol et contribue à la vie artistique riche et créatrice des Alsaciens au sein du Reich allemand.

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