Le traité de Versailles
Le 18 janvier 1871, la Confédération d’Allemagne du Nord cède la place à l’empire allemand. Son avènement est proclamé dans la Galerie des glaces du Château de Versailles : un clin d’œil aux victoires de Louis XIV sur le Rhin et une humiliation symbolique de l’Empire français.
Le 28 juin 1919, c’est au tour des Français et de leurs alliés de se réunir dans la Galerie des glaces de Versailles pour la signature du Traité de Versailles qui officialise la défaite de l’Empire allemand. L’affront est lavé.
Parmi les sanctions imposées à l’Allemagne, la perte de territoires et de populations.
La France est l’un des principaux bénéficiaires des traités. Par le biais de l’article 27, elle obtient la restitution de la Lorraine mosellane et des deux départements alsaciens (Haut-Rhin et Bas-Rhin).
Le démantèlement de l’Empire austro-hongrois, le dépeçage du Reich allemand, la démilitarisation d’une bande le long de la frontière avec l’Allemagne ne parviennent pas à rasséréner la France qui souhaite la création d’un Etat indépendant rhénan pour assurer sa sécurité.
Ces tentatives pour faire que la Grande Guerre soit la Der des Ders, établissent de nouveaux rapports de forces entre les Etats européens. L’Alsace et la Lorraine mosellane retrouvent leur place auprès de la Mère Patrie.
La Société des Nations née du Traité de Versailles est chargée d’assurer la concorde entre les pays membres européens afin de prévenir la survenue de nouvelles guerres qui risqueraient de dégénérer en un nouveau conflit mondial. Les tractations diplomatiques secrètes qui prévalaient jusqu’à présent, laissent la place à une négociation collective et concertée.